Une épreuve décisive

Incendie à la maison Le VerrierGilles Archambault, illustrateur

La Maison Le Verrier est la proie des flammes le 31 janvier 1745. La veuve d’Youville et sa maisonnée se retrouvent à la rue. La réprobation populaire fera qu’il leur sera difficile de se reloger. Leur confiance en Dieu leur permettra de continuer malgré tout et de s’engager d’une façon plus radicale encore au service des pauvres.

Deux jours après l’incendie, Marguerite d’Youville et ses  compagnes  reconnaissent en cet évènement le signe d’aller plus loin. « Nous avions  un peu trop nos aises, … nous vivrons désormais plus en commun… » Elles signent un acte de désappropriation, connu jusqu’à maintenant sous le nom d’Engagements Primitifs.

« Et afin que ladite union soit solide et permanente, … avons promis … de vivre ensemble le reste de nos jours… de consacrer sans réserve notre temps, nos jours, notre industrie, notre vie même au travail et, le produit mis en commun, pour fournir à la subsistance et entretien des pauvres et de nous… »